CENTRALE HYDROELECTRIQUE DE KOUROUBA

Projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de prêt, signé à Lomé, le 29 avril 2026, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest africaine de Développement (BOAD), pour le financement partiel du projet de la construction de la centrale hydroélectrique de Kourouba et son raccordement au réseau électrique de la Société Énergie du Mali (EDM SA) 

Le projet de construction de la centrale hydroélectrique de Kourouba, d’une puissance installée de 3,9 MW, s’inscrit dans la politique nationale de diversification des sources de production d’électricité et de promotion des énergies renouvelables.

Son objectif général est de contribuer au développement économique et social du Mali en renforçant durablement l’offre nationale d’électricité à partir d’une énergie propre, renouvelable et compétitive.

À cet effet, le projet permettra notamment de :

  • produire en moyenne 12,2 GWh d’électricité par an ;
  • renforcer la sécurité et la fiabilité de l’alimentation du réseau interconnecté national ;
  • réduire le coût de production de l’électricité grâce à une moindre dépendance aux centrales thermiques fonctionnant au gasoil ;
  • accroître la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national et réduire les émissions de gaz à effet de serre ;
  • renforcer l’agriculture irriguée ;
  • améliorer les conditions de vie des populations grâce à l’électrification des localités de Kourouba, Gouala et Tiakadougou Faraba.

COÛT DU PROJET

Au-delà de son volet énergétique, ce projet constitue un véritable levier de développement économique, agricole, social et environnemental.

Le coût global du projet est estimé à 15,765 milliards de FCFA hors taxes.

Le financement est réparti comme suit :

BOAD : 15,000 milliards de FCFA ;

État du Mali (contrepartie nationale) : 629 millions de FCFA ;

Études déjà financées par l’État : 136 millions de FCFA.

Ce financement couvre l’ensemble des composantes du projet, notamment la construction de la centrale hydroélectrique, les ouvrages de raccordement au réseau électrique, l’électrification des localités bénéficiaires ainsi que la mise en œuvre des mesures environnementales et sociales.

Le Démarrage des travaux est prévu au premier semestre 2027, sous réserve de la satisfaction des conditions préalables à l’entrée en vigueur du financement et au premier décaissement.

La durée totale d’exécution est de 38 mois, dont 31 mois consacrés aux travaux.

Ainsi, la mise en service de la centrale est envisagée vers la fin de l’année 2029, tandis que l’achèvement administratif et financier du projet est prévu en 2030.

Le projet de Kourouba aura des retombées majeures sur le développement économique et social du Mali.

Ce projet constitue ainsi un investissement structurant qui contribuera à renforcer la sécurité énergétique du pays tout en améliorant les conditions de vie des populations.

POINTS SAILLANTS

  • Contribue à la transition énergétique, à réduire la dépendance aux hydrocarbures et renforcer la sécurité énergétique
  • Rentre dans le cadre de la volonté des autorités d’aller vers le « mix énergétique»
  • Après les centrales de selingué et sotuba celle de Kourouba sera la 3ème centrale hydroélectrique 100% nationale c’est à dire non issue de la coopération avec d’autres pays
  • elle permettra de renforcer durablement la production nationale d’électricité grâce à une énergie renouvelable ;
  • de réduire les coûts de production et la consommation de combustibles fossiles ;
  • de stimuler les investissements privés et les activités génératrices de revenus ;
  • de favoriser le développement des PME, de l’artisanat, du commerce et de la transformation agroalimentaire ;
  • d’améliorer l’accès aux services de santé, d’éducation et aux services numériques ;
  • de créer 52 emplois directs, 12 emplois permanents et environ 442 emplois indirects ;
  • d’électrifier les localités concernées au profit de près de 10 934 abonnés ;
  • de développer l’agriculture irriguée, la pêche, la pisciculture et les autres activités économiques locales ;
  • de contribuer à la lutte contre le changement climatique grâce à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.