FINANCEMENT PARTIEL DU PROJET DE CONSTRUCTION DE LA CENTRALE HYDROÉLECTRIQUE DE KOUROUBA ET SON RACCORDEMENT AU RÉSEAU DE L’EDM SA

Le Conseil national de transition adopte le projet de loi à l’unanimité  

 

Le Conseil national de transition a adopté ce jeudi 9 juillet 2026, à l’unanimité, par 126 voix pour, zéro contre et zéro abstention, le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt signé à Lomé, le 29 avril 2026, entre le gouvernement de la République du Mali et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour le financement partiel du projet de construction de la centrale hydroélectrique de Kourouba et son raccordement au réseau électrique de la société Énergie du Mali (EDM SA).

Cette étape primordiale dans le processus de réalisation de l’infrastructure énergétique fait suite à l’adoption dudit projet par le Conseil des ministres, le 25 juin dernier.

Désormais, parmi les objectifs phares des autorités, la transition énergétique devient une réalité au Mali. L’adoption de ce projet de loi constitue la base juridico-technique pour la construction de la centrale hydroélectrique de Kourouba, qui aura des retombées multidimensionnelles à l’échelle locale comme nationale.

D’une puissance installée de 3,9 MW, ce futur barrage s’inscrit dans la politique nationale de diversification des sources de production d’électricité et de promotions des énergies renouvelables. Situé en zone rurale, le barrage de Kourouba contribuera non seulement à la transition énergétique, mais aussi à fournir de l’électricité à près de 10 934 abonnés, à améliorer l’accès aux services de santé, d’éducation et aux services numériques, et à créer au minimum 52 emplois directs, 12 emplois permanents et environ 442 emplois indirects.

Selon le ministre de l’Énergie et de l’Eau, le professeur Tiémoko TRAORÉ, la construction de ce nouveau barrage revêt un caractère historique, car dira-t-il : « Depuis les années 60 avec la construction du barrage de Sélingué, et les années 80 avec la construction du barrage de Sotuba, les autres formes de barrages que nous  avons sur notre territoire national sont issues de la coopération régionale. » La concrétisation de cette infrastructure hydroélectrique marque ainsi  le pas pour les autorités de la transition qui démontrent à suffisance que « le mix énergétique est une réalité au Mali ». Le ministre précisera par ailleurs que : « Le barrage vient s’ajouter aussi aux nombreux projets de champs solaires que nous avons initiés ».

D’un coût global estimé à 15,765 milliards de francs CFA hors taxes, le financement de la construction du barrage est réparti entre l’État du Mali et les partenaires techniques et financiers.

Pour ce qui est de la mise en œuvre du projet, le ministre Tiémoko TRAORÉ a rassuré que « L’État s’est engagé à prendre en charge tout ce qui serait obligatoire pour la mise en œuvre rapide du projet, notamment les études, la disponibilité des espaces, les questions d’expropriation et d’indemnisation. Toutes ces questions sont résolues » a-t-il affirmé.

 

Cellule Communication Ministère de l’Énergie et de l’Eau